ACADEMIY DU GALO

Académie du Gallo



    Diphtongues issues d'un L latin

         La graphie ÈO



La graphie ÈO

     Ce même graphème « o » peut être commode dans le cas de la diphtongue /ɛw/. Elle n’existe cependant qu’en finale.

     Alors que comme nous le disions plus haut, le gallo a conservé la diphtongue depuis l’époque médiévale, le français l’a réduite à la voyelle /o/ sous la graphie alambiquée « eau ».

     Dans un premier temps, nous nous bornerons à la décrire au singulier.

     Des flexions grammaticales entraînent en effet sa modification au pluriel sur une large portion du territoire.
    C’est sur cette même portion d’ailleurs, à savoir au nord du Don en Loire-de-Bretagne, que vont naître les flexions plurielles en –iao.
    Mais au singulier, on entend une simple voyelle –è alors que plus au sud, c’est la diphtongue /ɛw/ qui est entendue.

    Finalement, seule la graphie –èo peut faire la synthèse entre les deux variantes. En effet :
        • elle permet les prononciations /ɛ/ ou /ɛw/ selon qu’on prononce la finale ou pas.
        • Une graphie *- èu est difficilement envisageable, de par sa proximité avec le digraphe –eu.

     Si nous nous fixons sur le pluriel, nous remarquons qu’au sud, il reste en –èos alors que plus au nord, il évolue vers –iaos. Or, en conservant cette graphie, nous rejoignons la graphie –ao que nous avons traité plus haut pour la vocalisation de –AL.

    À partir de là, une graphie –iao lui donne donc sa légitimité.

     Voici d’ailleurs quelques exemples démonstratifs :
         • un chapèo, dez chapèos (S) ou dez chapiaos (N)
         • un ruzèo, dez ruzèos (S) ou dez ruziaos (N)
         • un ridèo, dez ridèos (S) ou dez ridiaos (N)
         • etc